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Le parc national de l'Île-du-Prince-Édouard figure sur la liste des dix parcs nationaux les plus menacés au Canada L'astronaute Chris Hadfield atterit sur l'Î.-P.-É. Recherche innovatrice en chimiothérapie à l’université de l’Î.-P.-É.

Le colonel Chris Hadfield, le premier astronaute canadien à avoir quitté un vaisseau spatial pour flotter librement dans l’espace, a visité l’Île la semaine dernière (du 25 au 27 janvier 2002). M. Hadfield a donné des présentations en français aux étudiants en immersion, à l’amphithéâtre du Carrefour à Charlottetown ainsi qu’au théâtre Jubilee à Summerside.             

Les présentations avaient pour sujet les expériences de M. Hadfield lors du Vol d’assemblage 6A de la Station spatiale internationale, qui s’est déroulé en 2001. M. Hadfield a montré des vidéoclips présentant le décollage du vaisseau spatial, une visite de l’intérieur de la cabine du vaisseau spatial, des images prises de l’espace, l’installation du télémanipulateur Canadarm2 (l’objectif principal du vol 6A) et des images divertissantes de M. Hadfield et de ses collègues en train de s’amuser alors qu’ils étaient en état d’apesanteur.             

Vous trouverez plus bas des images de ces présentations.             

Tout l’auditoire lors des deux présentations était en admiration face aux expériences étonnantes de M. Hadfield et au concept du voyage dans l’espace. Il va sans dire que les heureux étudiants de 9e année qui suivent le cours Exploration de l’espace et les élèves du primaire étudiant l’espace avaient des tonnes de questions à poser à M. Hadfield. Il y eut tant de questions en fait, que M. Hadfield fut dans l’impossibilité de toutes y répondre au cours d’une si courte période. Heureusement, Cosmic Questions and Answers présente un forum électronique accessible via le courriel, qui s’adresse aux jeunes s’intéressant à l’espace et leur permet de poser à Chris Hadfield, de même qu’à d’autres experts de la NASA, toutes les questions leur passant par la tête!             

Si vous souhaitez en savoir plus à propos de Chris Hadfield, visitez le site Web de l’Agence spatiale canadienne pour consulter sa biographie :             

http://www.espace.gc.ca/csa_sectors/human_presence/astronauts/
astronauts/corps/biohadfield_f.asp
      

La NASA présente également un article sur Chris Hadfield : Le pilotage: une rampe de lancement vers l'espace        

et le quotidien The Guardian a publié un reportage écrit par Natalie King concernant la présentation de Chris Hadfield au PEI Boys and Girls Club : Un astronaute raconte son voyage à bord de la navette spatiale.      

 

Chris Hadfield à l'amphithéâtre du Carrefour, le 25 janvier 2002.      

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Quelques élèves de la 9e année en conversation avec le colonel Chris Hadfield (astronaute canadien) et Jeff Lantz (ministre de l’Éducation) à l’amphithéâtre du Carrefour, à Charlottetown, le 25 janvier 2002.         

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(À gauche) Jeff Lantz présente Chris Hadfield et lui souhaite la bienvenue.            

(À droite) Hadfield s’adresse à des élèves de l'Î.-P.-É.                  

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(À gauche) Hadfield répond à la question « Comment utilise-t-on la toilette dans l’espace? ».                 

(À droite) Une élève présente un petit cadeau à Hadfield en signe de remerciement pour sa présentation intéressante et sa visite à l’Île. Merci Chris!                 

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Les élèves, inspirés, demandent l’autographe de Hadfield.                 

 

Chris Hadfield au théâtre Jubilee, Summerside, le 25 janvier 2002.                 

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Hadfield s’adresse à un très grand auditoire au théâtre Jubilee.             

S_linedup S_spacesick?          

(À gauche) Les élèves de l’élémentaire s’alignent pour poser des questions à Hadfield après sa présentation.         

(À droite) Hadfield répond, d’une manière amusante, à une question par rapport au mal de l’espace.          

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(À gauche) Cet élève remercie Hadfield pour son excellente présentation sur l'espace, au nom de tous les élèves de l'élémentaire présents au théâtre Jubilee.           

(À droite) Wanda Whitlock, directrice des services aux élèves, accepte un cadeau de Hadfield aux élèves de l'élémentaire de
l'Î.-P.-É. L'affiche inclut un drapeau canadien l'ayant accompagné lors de son voyage à la station spatiale, un collage de photos y compris la station spatiale, une photo de l'Î.-P.-É. prise de l'espace et les membres de l'équipe du vol 6A.
          

************                  

Un astronaute raconte son voyage à bord de la navette spatiale             

The Guardian, 28 janvier 2002      

Par Natalie King
Collaboration spéciale pour le journal The Guardian
        
      

La Lune n’est pas faite de gruyère, un astronaute canadien l’a confirmé samedi à des enfants de Charlottetown.              

Le colonel Chris Hadfield était en ville pour visiter des enfants au club de garçons et filles local.              

M. Hadfield, qui est âgé de 43 ans, a présenté une vidéo présentant les moments forts de sa mission sur la Station spatiale internationale en avril dernier et il a répondu aux questions touchant les voyages dans l’espace.              

Un cri de « génial » s’est échappé de plusieurs enfants lorsque la vidéo montra des astronautes semblant voler, alors qu’ils étaient en état d’apesanteur dans la station spatiale. « Oh, c’est vraiment génial », a dit M. Hadfield. « (En état d’apesanteur), je pourrais traverser cette salle grâce à une simple petite poussée. »      

Mais il a mentionné qu’il y a aussi des dangers associés aux voyages dans l’espace. Il y a des stress auxquels le corps de l’astronaute doit résister, comme l’accélération lors du décollage et les étranges effets que peut produire l’apesanteur, a-t-il dit.              

« Il est étrange de se retrouver en état d’apesanteur », a dit M. Hadfield. « Toutes les règles sont différentes. » Il a indiqué qu’il est plutôt désorientant de ne plus savoir où se trouvent le haut et le bas, et même de retour sur la Terre, il faut quelques jours pour comprendre l’effet de gravité à nouveau, donc les astronautes n’ont plus le sens de l’équilibre à leur retour.              

« Vous devez faire vraiment beaucoup d’exercices pour conserver la densité de vos os », dit-il, en expliquant que le corps sent qu’en état d’apesanteur, il ne lui est plus nécessaire d’avoir un lourd squelette pour se soutenir, et il commence à laisser décroître sa masse osseuse.              

Cependant, lorsque les personnes reprennent contact avec la gravité sur Terre, la densité osseuse réapparaît. Il a indiqué que des recherches concernant les pertes de masse osseuse dont les astronautes sont victimes pourraient éventuellement fournir un traitement pour les gens souffrant de maladies osseuses.              

M. Hadfield a dit que la nourriture consommée dans l’espace est constituée surtout de rations lyophilisées, car elles peuvent être rangées dans un espace restreint et un réfrigérateur est trop lourd pour être placé dans la navette. « C’est comme être en camping. Vous ne devez avoir aucun aliment qui fasse des miettes. Tout doit être mou. » On cuit les aliments en ajoutant un peu d’eau chaude au contenant, puis on mélange le tout et on aspire le contenu avec une paille. M. Hadfield a expliqué les autres difficultés de la vie dans l’espace, mentionnant entre autres les toilettes qui fonctionnent avec des ventilateurs et les chambres à coucher qui ne sont qu’une pièce escamotable ayant la taille d’une cabine téléphonique. Il a dit que dans l’espace, même les déchets sont dangereux, car en état d’apesanteur tout objet devient un projectile rapide, qui peut s'en retourner vers son point de départ et endommager la navette ou la station.              

« Dans l’espace, nous mettons les déchets dans une poubelle, puis nous plaçons cette dernière dans un gros contenant sur une navette et nous retournons le tout sur Terre. »              

Une sortie dans l’espace est un défi encore plus grand. Lorsque M. Hadfield est devenu le premier astronaute canadien à avoir flotté librement dans l’espace, il a eu besoin de beaucoup d’équipement. Le scaphandre spatial devait le protéger de la chaleur et du froid, puisqu’il allait tourner autour du soleil et alterner entre des périodes de froid et de chaleur intenses, et il devait également lui offrir une protection contre la pression présente dans l’espace, tout en lui fournissant de l’air pour sa respiration.              

M. Hadfield a dit que lors d’une sortie dans l’espace d’une durée de 10 heures, un astronaute risque de devoir s’acquitter de certains besoins naturels, mais qu’il ne peut retourner à l’intérieur du vaisseau. « On porte simplement une couche, comme un bébé », a-t-il dit. En réponse aux rires de l’auditoire, il ajouta : « Mais je n’ai pas utilisé ma couche. »      

Il a dit que tout astronaute en herbe doit s’attendre à beaucoup de dur labeur. « L’essentiel, c’est de faire des études supérieures, non seulement pour acquérir nombre de connaissances, mais pour démontrer que vous pouvez apprendre à des niveaux élevés », a indiqué M. Hadfield.       

Il a obtenu un baccalauréat en génie mécanique et un diplôme en systèmes aéronautiques, avant de passer plusieurs années dans les Forces armées canadiennes. M. Hadfield ajouta que les astronautes doivent posséder une bonne forme physique et démontrer qu’ils sont des travailleurs vaillants et qu’ils sauront apporter leur contribution à une mission.      

Il a mentionné que la construction de la Station spatiale internationale demandera encore trois ans, en sus des trois années où elle a séjourné dans l’espace et des quatorze années précédentes consacrées à la construction sur Terre des éléments de la station. Mais il a dit qu’au bout du compte, le jeu en aura valu la chandelle.              

M. Hadfield a indiqué que l’objectif de la Station spatiale internationale est de déterminer comment les humains peuvent vivre dans l’espace pendant des périodes prolongées, de telle sorte qu’ils puissent éventuellement se rendre sur Mars ou sur d’autres planètes.              

Avant de partir pour s’embarquer pour le long vol vers la Russie, où il travaille en tant que représentant principal de la NASA, M. Hadfield a laissé une affiche avec des photographies de ses missions spatiales, un écusson provenant d’un scaphandre spatial et un drapeau canadien ayant été dans l’espace. Au cours de sa visite sur l'Île-du-Prince-Édouard, il a également fait des présentations à des étudiants des niveaux élémentaire et secondaire, aux membres de la chambre de commerce de Slemon Park, de même que pour les cadets provinciaux de la marine, de l’armée et de l’air.              

Source : The Guardian, le quotidien provincial de l'Île-du-Prince-Édouard. Pour consulter cet article ainsi que d’autres nouvelles de l’Île, visitez le site Web du journal The Guardian, à l’adresse : http://www.theguardian.pe.ca/ (en anglais seulement)

Le parc national de l'Île-du-Prince-Édouard figure sur la liste des dix parcs nationaux les plus menacés au Canada Recherche innovatrice en chimiothérapie à l’université de l’Î.-P.-É.

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